Airsoft : Guide complet pour tout savoir !

Vous avez certainement déjà lu des « Livres Dont Vous Êtes le Héros » (LDVELH). Dans ces bouquins d’enquête policière, le lecteur joue le rôle d’un détective qui cherche à élucider une affaire. À l’image de ces livres, de nombreuses personnes sont fans des jeux qui simulent le rôle d’officier de police. Parmi ces loisirs figure l’airsoft. De quoi s’agit-il exactement ? Si vous n’en aviez jamais entendu parler, voici un guide qui le présente distinctement.

C’est quoi exactement l’airsoft ?

Étymologiquement, airsoft est composé des mots « air » et « soft » qui veulent dire respectivement « Air » et « Propulsion ». C’est une activité de loisir qui implique l’utilisation de répliques d’arme à feu par les joueurs. Les participants se servent également de propulseurs de petites billes. En plastique de 6 mm de diamètre, ces dernières sont caractérisées par des masses différentes allant de 0,12 à 0,58 g.

Quant à l’énergie cinétique de la bille, elle peut aller jusqu’à 2 Joules. Ceci dépendra principalement de la réplique et de la température ambiante (pour les répliques à gaz ou à CO2). Pour la propulsion, les répliques peuvent utiliser :

  • de l’air comprimé,
  • du gaz,
  • du CO2 pressurisé,
  • des batteries,
  • un simple ressort.

Les différentes répliques sont fabriquées ou non sous licence à l’échelle le plus souvent. Les fabricants s’ingénient à s’approcher le plus fidèlement possible des originaux. Leur tarif varie de quelques euros à plusieurs centaines d’euros.

Pour finir, il faut avouer que l’airsoft n’est pas une discipline dangereuse lorsqu’on respecte les différentes règles de sécurité. Ainsi, il est fortement recommandé aux joueurs de se munir d’une protection oculaire homologuée. Outre cette disposition, ils doivent s’équiper de plusieurs accessoires de sécurité comme le masque grillagé, le masque intégral type paintball, les chaussures montantes et les habits solides.

Est-ce que l’airsoft est légal ?

La pratique de l’airsoft est légale dans de nombreux pays en l’occurrence la France ou il a un énorme succès. Cependant, cette législation peut admettre certaines exceptions. C’est le cas de l’Allemagne qui proscrit totalement l’utilisation des répliques automatiques puisqu’elles tirent en rafale.

Dans l’Hexagone, au sens du décret no 2013-700 du 30 juillet 2013, les répliques d’armes utilisées par les airsofteurs sont considérées comme des armes factices. Ce décret porte application de la loi no 2012-304 du 6 mars 2012 relative à l’établissement d’un contrôle des armes moderne, simplifié et préventif.

En clair, la loi reconnaît les répliques comme étant des objets ayant l’apparence d’une arme à feu. De même, elle admet le fait qu’elles soient susceptibles d’expulser un projectile non métallique avec une énergie à la bouche inférieure ou égale à 2 joules.

Au cours de cette activité, il est interdit aux joueurs de s’habiller en uniformes des forces spéciales ou des agents de sécurité. Enfin, sur le plan national, la réglementation n’interdit pas le transport de répliques d’armes. Cependant, le gouvernement fait appel au bon sens des utilisateurs face à la réaction du public et les retombées négatives sur l’activité.

Qui peut pratiquer l’airsoft ?

En France, est qualifiée de mineur(e) toute personne âgée de moins de 18 ans. Pour cette catégorie de personnes, le décret n° 99-240 du 24 mars 1999 interdit la vente ou la distribution à titre gratuit de répliques. Il proscrit aussi la mise à disposition à titre onéreux ou gratuit des objets neufs ou d’occasion ayant l’apparence d’une arme à feu. Cette interdiction est surtout valable à deux conditions.

1re condition : Lorsque ces objets sont destinés à lancer des projectiles rigides.

2è condition : Lorsqu’ils développent à la bouche une énergie supérieure à 0,08 Joules et inférieure ou égale à 2 Joules.

Par ces dispositions légales, il faut ainsi comprendre qu’il faut être majeur pour jouer à l’Airsoft. Voilà pourquoi, beaucoup de magasins de vente de répliques exigent la signature des conditions générales de ventes avant de les vendre.

Les aires de jeux des airsofteurs

Habituellement, l’airsoft se pratique sur des terrains naturels ou urbains. Au premier abord, l’airsoft peut être mal perçu en raison des tenues et de l’aspect des répliques. C’est pour cette simple et unique raison qu’il est recommandé de choisir des terrains assez éloignés des habitations pour le pratiquer.

Pour ce faire, les forêts et les constructions abandonnées sont des espaces très adéquats et d’ailleurs très privilégiés. Là, aucun risque d’inquiéter ou de déranger la population lors de la pratique de ce loisir.

S’agissant d’une propriété privée ou d’une construction abandonnée, il est obligatoire d’avoir l’autorisation de jouer sur le terrain. Cela peut être un accord écrit avec le propriétaire identifié. Autrement, les contrevenants risquent des poursuites pénales pour violation de propriété privée, effraction, etc.

Pour finir, aujourd’hui, il est même possible de jouer dans un décor de casino. Des espaces sont totalement aménagées pour donner l’impression de jouer dans une salle de jeu. Quoi de plus beau pour donner un aspect plus intéressant à ce loisir ? Si vous êtes fan de beauté et de perfection, vous pouvez privilégier encore d’autres décors inhabituels pour pratiquer ce jeu.

Différentes répliques d'airsoft

Il existe des répliques à gaz, des répliques à dioxyde de carbone, des répliques à ressort et des ressorts électriques.

Les répliques à gaz

Ces répliques sont divisées en différentes catégories.

  • GBB (Gas Blow-Back)

Leur fonctionnement repose sur le principe du semi-automatique. Une pression sur la détente percute la valve qui libère une partie du gaz. À son tour, celui-ci propulse la bille et actionne un bloc pompe. Le bloc ramène la culasse en arrière puis en avant au moyen d'un ressort de rappel introduisant une nouvelle bille dans la chambre de tir.

  • NBB (Non Blow-Back)

Encore qualifiées de GNB (Gas Non-Blowback), les répliques NBB ne tirent qu'en semi-automatique. Lors du tir, leur culasse n'effectue pas un mouvement d'aller-retour. Ici, l’utilité du gaz est de propulser les billes. De même, l’immobilité de la culasse permet d’économiser le gaz et de tirer un plus grand nombre de billes.

Les répliques à CO2

Fonctionnant grâce au dioxyde de carbone, ces répliques peuvent avoir une culasse mobile (type GBB). Certaines parmi elles, très puissantes (environ 400 fps), sont souvent interdites en partie d'intérieur (CQB). Dans cette catégorie se situent les lance-grenades.

Alimentées par du gaz, les grenades fonctionnent selon le principe de la chevrotine. Certains AEG peuvent être équipés de lance-grenades. Il s’agit notamment des M16 (et dérivés), des G36, des AK47 (et dérivés) et des tout nouveaux SCAR. Les billes sont placées dans des tubes situés à l'avant de la grenade. La grenade, quant à elle, est insérée dans le lance-grenade.

Les répliques manuelles

Encore appelées « spring » les répliques manuelles sont « à ressort ». En réalité, le réarmement s’effectue manuellement après chaque tir comme dans le cas des répliques de fusils sniper, à pompes ou pistolets. Dans cette catégorie se situent les bolts encore connus sous le qualificatif de répliques de précision.

Ils fonctionnent sur le principe des spring. Bien qu’ayant une plus grande portée, ils se retrouvent limités en billes. Relativement peu bruyante, leur cadence de tir est aussi limitée. De même, la force employée pour réarmer leur ressort après chaque tir augmente proportionnellement à la force du ressort utilisé.

Les répliques électriques

Dans cette catégorie se retrouve le lanceur automatique AEG (Automatic Electric Gun) ou AEP (Automatic Electric Pistol). Ces répliques éjectent les billes en rafales. Ceci est possible grâce au système électrique contenu dans un composant appelé gearbox.

Le gearbox est un moteur électrique qui entraîne des engrenages. Ces derniers entraînent eux-mêmes à leur tour un piston qui comprime un ressort. Finalement, les engrenages relâchent le piston.